
- Nos équipes ont mené six campagnes d’études sur le site des chutes Mbombo : bathymétrie, topographie, sédimentologie, hydrologie, cartographie et géophysique.
- Objectif : caractériser le site réel, le lit de la rivière, les berges, le régime des eaux et le sous-sol, avant tout dimensionnement.
- Les données consolidées alimentent des cartes détaillées du site et la modélisation du terrain, de l’hydrologie et de la géologie.
- Le projet public vise une centrale d’environ 12 MW sur la rivière Lulua, à une quinzaine de kilomètres de Kananga, selon les éléments relayés par Radio Okapi.
Pourquoi des études de faisabilité
Une centrale hydroélectrique ne se conçoit pas sur un plan type. La puissance récupérable, l’implantation des ouvrages, leur dimensionnement et leur comportement dans le temps dépendent des caractéristiques réelles du site : la forme du lit de la rivière, le régime des eaux, la nature des sédiments, la stabilité du sous-sol.
C’est le rôle des études de faisabilité : établir ces données une à une, sur le terrain, avant d’engager la conception. Sur le site des chutes Mbombo, ce travail a mobilisé six campagnes complémentaires.
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Dans la rivière : bathymétrie, hydrologie, sédimentologie
Les études bathymétriques
Des campagnes de mesures bathymétriques du lit de la rivière alimentant les chutes ont été menées depuis des embarcations équipées de récepteurs GNSS. Ces relevés hydrographiques cartographient la topographie sous-marine du site et permettent d’évaluer son potentiel hydraulique.
Les études hydrologiques
L’analyse du régime hydrologique de la rivière complète ces relevés. Les mesures de débit, de variations saisonnières et d’étiage permettent de dimensionner les équipements de la future centrale au plus près du comportement réel du cours d’eau.
Les études sédimentologiques
La nature et la dynamique des sédiments transportés par la rivière pèsent directement sur la conception d’un ouvrage hydroélectrique. Des études sédimentologiques détaillées ont donc été menées pour intégrer ces paramètres dans la conception des ouvrages.

Sur les berges : topographie et géophysique
Les études topographiques
Des relevés topographiques ont couvert l’ensemble du site d’implantation envisagé pour la centrale. Ils modélisent la morphologie du terrain et permettent d’identifier les zones les plus propices à l’installation des infrastructures.
Les études géophysiques
Des investigations géophysiques combinant méthodes sismiques, électriques et magnétiques ont caractérisé la structure et la stabilité du sous-sol. C’est un élément déterminant pour sécuriser l’implantation des ouvrages.

La consolidation cartographique
Les données issues des différentes campagnes ont été intégrées dans des cartes détaillées du site. Cette consolidation donne une vision globale et une modélisation fine du terrain, de l’hydrologie et de la géologie.
C’est cette base commune qui permet ensuite d’arbitrer les choix de conception sur des données, plutôt que sur des hypothèses.
Vers la conception
À l’issue de ces campagnes, nos équipes disposaient des données nécessaires pour concevoir une centrale adaptée aux caractéristiques propres du site des chutes Mbombo, ce que nous présentions alors comme le passage du projet vers sa phase suivante.
C’est la logique que nous défendons sur tout ouvrage de ce type : la qualité d’une centrale se joue d’abord dans la qualité des données qui fondent sa conception.
Qu’est-ce qu’une étude bathymétrique ?
C’est la cartographie du relief immergé d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau. Sur un projet hydroélectrique, elle établit la topographie du lit de la rivière, donnée indispensable pour évaluer le potentiel hydraulique du site et implanter les ouvrages.
Pourquoi étudier les sédiments avant de construire un barrage ?
Parce que les sédiments transportés par la rivière conditionnent la durée de vie et le fonctionnement de l’ouvrage : envasement de la retenue, abrasion des équipements, évolution du lit. Les intégrer dès la conception évite des désordres coûteux en exploitation.
Que mesure une étude hydrologique ?
Le comportement du cours d’eau dans le temps : débits, variations saisonnières, étiages et crues. Ces mesures servent à dimensionner les équipements de la centrale au plus près du régime réel de la rivière.
À quoi servent les études géophysiques sur un site de barrage ?
À caractériser la structure et la stabilité du sous-sol sans excavation, en combinant des méthodes sismiques, électriques et magnétiques. Elles sécurisent le choix des zones d’implantation des ouvrages.
Présentez-nous vos enjeux. Nous vous disons rapidement comment nous pouvons intervenir.


